lundi, mai 05, 2008
Dites bonjour à l'homme sans paupières.
Son regard sec est insoutenable autant pour vous que pour lui car voyez-vous, lui, il voit tout. Rien ne lui échappe : l'adolescent qui vient de voler au bout de l'allée du marché, le clochard qui va mourir bientôt dans le métro, le dégoût que vous avez pour lui quand il vous regarde. C'est votre lèvre tremblante qui vous a trahie. Depuis trop longtemps, il est conscient de la vraie nature de son environnement. Depuis trop longtemps, la nausée l'emporte quand il regarde les gens dans les yeux. Depuis trop longtemps, il voit que la beauté et les vertus éclairent aussi peu qu'une seule étoile dans la nuit noire de la vie, et on ne peut pas regarder une seule étoile toute sa vie. Dites au revoir à l'homme sans paupières car ce soir il se crèvera les yeux. Le poids de cette affreuse Réalité est maintenant trop pour lui. En espérant que son ouïe ne s'affûtera pour compenser.
mardi, avril 01, 2008
white noise
j'ai pensé à une image dont j'aimerais vous faire part malgré cette heure tardive et les obligations qui m'attendent demain matin. C'est un peu l'image de comment je me sens de temps en temps.
Prenez votre système de son le plus puissant que vous avez et mettez-le dans votre salon avec un disque de Nine inch nails dans le tapis. Mettez votre ordinateur dans la même pièce avec des haut-parleurs et mettez un disque de Madonna tout aussi dans le tapis. Ensuite, mettez votre ipod avec du Massive Attack le volume raisonnable. Achetez 382 métronomes et partez les tous à des rythmes différents. Invitez dans votre salon 48 personnes et assurez vous qu'ils parlent tous de quelque chose à vous ou entre eux, peu importe. Finalement, apportez un piano dans le salon et essayez de jouer du Satie vous verrez qu'il ne se passe pas grand chose. Pour ceux qui aiment les défis, invitez aussi une jolie jeune femme pour qui vous avez sentiments et tentez de lui faire comprendre que ce que vous faites sortir du piano est supposé être du Satie et que vous le joué pour elle. Vous verrez qu'il se passe encore plus pas grand chose ou du moins, rien qui s'approche du galant but de votre interprétation.
Prenez votre système de son le plus puissant que vous avez et mettez-le dans votre salon avec un disque de Nine inch nails dans le tapis. Mettez votre ordinateur dans la même pièce avec des haut-parleurs et mettez un disque de Madonna tout aussi dans le tapis. Ensuite, mettez votre ipod avec du Massive Attack le volume raisonnable. Achetez 382 métronomes et partez les tous à des rythmes différents. Invitez dans votre salon 48 personnes et assurez vous qu'ils parlent tous de quelque chose à vous ou entre eux, peu importe. Finalement, apportez un piano dans le salon et essayez de jouer du Satie vous verrez qu'il ne se passe pas grand chose. Pour ceux qui aiment les défis, invitez aussi une jolie jeune femme pour qui vous avez sentiments et tentez de lui faire comprendre que ce que vous faites sortir du piano est supposé être du Satie et que vous le joué pour elle. Vous verrez qu'il se passe encore plus pas grand chose ou du moins, rien qui s'approche du galant but de votre interprétation.
dimanche, mars 30, 2008
Charmé par l'esprit d'une rivière
J'avais la rivière à mes pieds
Sur le flan d'une grosse roche
Protégé du vent
Mais face au soleil
Le froid du roc dans mon dos contrastait avec le chaleur de mes vêtements noyés dans la lumière. Subtilement, les rapides sont venues capter mon attention avec un chant simple au début pour finir avec une chorale complète.
Bercé par la valse de ses remous
La rivière est venu me chercher
D'une seule vague
Elle m'a emporté
Je descendais tranquillement en regardant le ciel
Une fille chantait sur la berge
Mais mes oreilles étaient remplies de rivière
Je n'entendais pas les paroles
C'est la rivière que je comprenais maintenant
C'est elle qui n'étais plus qu'une douce mélodie
Ses mots froids et puissants coulaient dans mes sens
Je faisais de plus en plus parti de la rivière
Rendu au fond
Un énorme poisson est sorti d'un trou
Et sans même se presser
m'a avalé d'un coup
Je me suis réveillé dans un lit d'un confort inouï et j'ai pris quelques minutes pour comprendre la pièce dans laquelle j'étais. Les murs étaient ronds comme le plancher et le plafond et il n'y avait aucune sorti. La seule fenêtre donnait sur la rivière, j'y voyais exactement le même point de vue que lorsque j'étais sur ma grosse roche. Au plafond, il y avait un bureau et le mur le plus loin de la fenêtre était couvert de bibliothèques pleines de livres. Il m'étais impossible de sortir d'ici, mais d'une autre façon je n'avais aucunement l'intention d'en sortir. J'étais en paix. Enfin vraiment seul et non pas ignoré dans une foule qui semble beaucoup trop s'amuser, sans moi. Enfin, je pouvais écarter tout espoir déchirant d'être dans les yeux de quelqu'un puisque personne ne pouvait m'en sauver. C'est l'espoir qui déçoit les plus grands hommes, qui plongent les gens à leur perte, qui rend les suicidaires des suicidés. C'est l'espoir que cet endroit existe qui me donne la nausée à chaque fois que son regard échappe au miens, que sa main évite la mienne, que son parfum enivre un autre que moi. Un espoir irrationnel puisque je sais qu'il n'existe pas. C'est cette nausée qui me rappelle mon inconfort, ma gêne d'encore essayer alors que je sais que je vais échoué comme dans le passé.
Sur le flan d'une grosse roche
Protégé du vent
Mais face au soleil
Le froid du roc dans mon dos contrastait avec le chaleur de mes vêtements noyés dans la lumière. Subtilement, les rapides sont venues capter mon attention avec un chant simple au début pour finir avec une chorale complète.
Bercé par la valse de ses remous
La rivière est venu me chercher
D'une seule vague
Elle m'a emporté
Je descendais tranquillement en regardant le ciel
Une fille chantait sur la berge
Mais mes oreilles étaient remplies de rivière
Je n'entendais pas les paroles
C'est la rivière que je comprenais maintenant
C'est elle qui n'étais plus qu'une douce mélodie
Ses mots froids et puissants coulaient dans mes sens
Je faisais de plus en plus parti de la rivière
Rendu au fond
Un énorme poisson est sorti d'un trou
Et sans même se presser
m'a avalé d'un coup
Je me suis réveillé dans un lit d'un confort inouï et j'ai pris quelques minutes pour comprendre la pièce dans laquelle j'étais. Les murs étaient ronds comme le plancher et le plafond et il n'y avait aucune sorti. La seule fenêtre donnait sur la rivière, j'y voyais exactement le même point de vue que lorsque j'étais sur ma grosse roche. Au plafond, il y avait un bureau et le mur le plus loin de la fenêtre était couvert de bibliothèques pleines de livres. Il m'étais impossible de sortir d'ici, mais d'une autre façon je n'avais aucunement l'intention d'en sortir. J'étais en paix. Enfin vraiment seul et non pas ignoré dans une foule qui semble beaucoup trop s'amuser, sans moi. Enfin, je pouvais écarter tout espoir déchirant d'être dans les yeux de quelqu'un puisque personne ne pouvait m'en sauver. C'est l'espoir qui déçoit les plus grands hommes, qui plongent les gens à leur perte, qui rend les suicidaires des suicidés. C'est l'espoir que cet endroit existe qui me donne la nausée à chaque fois que son regard échappe au miens, que sa main évite la mienne, que son parfum enivre un autre que moi. Un espoir irrationnel puisque je sais qu'il n'existe pas. C'est cette nausée qui me rappelle mon inconfort, ma gêne d'encore essayer alors que je sais que je vais échoué comme dans le passé.
mercredi, mars 26, 2008
élan psychotrope
Au creux de mon âme
au creux des mes pensée
Se trouve cette île
Que tu as visité
un mirroir devant moi qui médite, les jambes croisées, l'avant-bras gauche horizontal avec la paume vers le haut, le pouce ouvert et l'auriculaire et l'anuaire légèrement plié, ma main droite , placée en dessous de mon menton et au dessus de ma main gauche, était ouverte verticale avec l'anuaire et l'auriculaire complètement fermé et le pouce fermé aussi. les yeux fermés
Depuis des années
Qu'elle est restée introuvée
Dans les eaux troubles de mes idées
je voyais dans le mirroir de devant que j'avais les cheveux et la barbe longue mais propre d'un brun fort qui contrastais avec le vert des collines ensolleilées en dessous de lui, il flottait sous ce ciel dégagé, j'étais pret à partir avec lui et connecter pour aller plus haut encore, mais une chaleur dans le cou me garda colé au sol, dans le mirroir une patte de dragon était posé sur ma nuque, j'étais pret à partir, mais je devais rester, alors autant bien en profité
Mais voilà que tu l'as retrouvé
Que tu es la seule à y revenir
La seule qui soit acceptée
La seule pouvant s'établir
au creux des mes pensée
Se trouve cette île
Que tu as visité
un mirroir devant moi qui médite, les jambes croisées, l'avant-bras gauche horizontal avec la paume vers le haut, le pouce ouvert et l'auriculaire et l'anuaire légèrement plié, ma main droite , placée en dessous de mon menton et au dessus de ma main gauche, était ouverte verticale avec l'anuaire et l'auriculaire complètement fermé et le pouce fermé aussi. les yeux fermés
Depuis des années
Qu'elle est restée introuvée
Dans les eaux troubles de mes idées
je voyais dans le mirroir de devant que j'avais les cheveux et la barbe longue mais propre d'un brun fort qui contrastais avec le vert des collines ensolleilées en dessous de lui, il flottait sous ce ciel dégagé, j'étais pret à partir avec lui et connecter pour aller plus haut encore, mais une chaleur dans le cou me garda colé au sol, dans le mirroir une patte de dragon était posé sur ma nuque, j'étais pret à partir, mais je devais rester, alors autant bien en profité
Mais voilà que tu l'as retrouvé
Que tu es la seule à y revenir
La seule qui soit acceptée
La seule pouvant s'établir
samedi, mars 15, 2008
jeudi, janvier 10, 2008
un vieux texte
je suis tombé sur ce vieux textes là dans mon livre, je pourrais pas dire de quand il date ou dans quel mood j'étais quand je l'ai écris, mais le voilà, un peu dark, mais je l'aime bien quand même
Les ongles qui s'arrachent d'eux-mêmes.
Les paupières qui s'assèchent.
Ma vie suit son cour sans pourtant que ma mort sache s'y glisser.
Des vieux venins qui hantent paisiblement ma chaire.
Du poison qui remplace graduellement mon sang.
Et pourtant, je survie.
Et pourtant, je suis.
Les ongles qui s'arrachent d'eux-mêmes.
Les paupières qui s'assèchent.
Ma vie suit son cour sans pourtant que ma mort sache s'y glisser.
Des vieux venins qui hantent paisiblement ma chaire.
Du poison qui remplace graduellement mon sang.
Et pourtant, je survie.
Et pourtant, je suis.
lundi, janvier 07, 2008
pas de produits laitiers avant de se coucher
J’étais couché, confortable, mais quand même dérangé. Un présentiment errait dans mes idées. Tranquillement, ce présentiment est passé par les coins fatigués de mon cerveau et les a convaincus de rester encore réveillé. Ensuite il a marché l’avenue des sentiments et leur a demandé de pas trop réagir, pas sur le coup, mais juste après. Devant la boutique étrangement chaleureuse du “mal de vivre”, il a fait un clin d’oeil au propriétaire par la vitrine. Ce dernier a compris et a commencé à tranquillement faire ses valises. Ensuite, il est allé à la grande place de la mémoire. L’autorité fut nécessaire à cause des problèmes que les mémoires avaient eu dans le passé. Bien au centre, debout sur la fontaine des trois anges, il a ordonné que la place soit néttoyé et que tous les kiosques des mémoires soient prêt à recevoir le plus de marchandise possible. Il s’est ensuite dirrigé vers le palais de la raison. Après une recherche inutilement longue, il l’a trouvé dans ses jardins, le regard au ciel, le bouche ouverte avec une feuille encore blanche et une plume au sol devant lui ; l’impression qu’il donnait contrastait avec la classe et la qualité de son jardin et des nombreuses pièces du palais. Après l’avoir sorti de la lune, il lui a dis que des événements s’en vennaient et qu’il ne survivrait pas si il en était témoin. Il devrait donc s’enfermer dans la pièce la plus isolées de son palais et attendre que quelqu’un vienne le chercher en faisant des mot croisés. Après, il pourra aller consulter les mémoires à la grande place et faire une marche dans la ville pour parler aux autres et voir les changements. Son isolement dans son palais devait cesser. Après s’être assuré que la raison était bien parti s’abriter, il est retourné dans le quartier des sentiments avertir l’amour qu’il devait aller chercher la raison dans son palais après que la tempête soit passée et ce malgré la constante tension qui existe entre les deux. La raison voudra aller prendre une marche et l’amour devra la prendre avec lui, pour voir la ville et régler les différents qu’ils ont ensemble.
Après le soupir compréhensif de l’amour, il est finalement parti vers la garderie pour parler aux cinq sens. Un par un, il est allé les couchés en leur lisant une histoire tendrement. En premier, je ne sentais plus rien de la froideur de l’hiver ou du cigar que j’ai fumé voilà quelques heures. Ensuite, je ne sentais plus la douceur de mon lit ou le poids de mes couvertures. Ensuite, le goût de mon cigar encore un peu présent sur ma langue est parti. Puis, le silence s’est imposé. Puis finalement tout est devenu noir. C’est à ce moment que mon présentiment est allé ouvrir une pièce dont j’ignorais moi même l’existence encore dans la garderie, et il est allé réveiller un enfant qui dormait depuis des dizaines années entouré de sceaux, d’artéfacts et de talismans pour le garder endormi. Il est allé chercher cet enfant qui s’est réveillé presque instantannément. Il attendait ce moment dans ses rêves.
C’est à ce moment que j’ai eu une drôle de sensation. Le poids de mon corps était maintenant trop pour mon lit et il s’est doucement déchirré en deux. Les deux moitiées se sont comme égrainées vers le haut comme une statue de cendres dans le vent du désert. Après le lit, le plancher a fait la même chose puis l’appartement d’en dessous puis le béton , puis le sol lui même jusqu’au roc le plus solide. Quand toute la matière était partie en petites particules dans l’espace, il ne restait plus qu’un brouillard bleuté dans lequel je flottait. Il bougeait comme une flamme de gaz naturel ralentit dans un liquide épais. Je me suis rendu compte à ce moment que mon corps était lui aussi fait de ce brouillard bleu, mais j’étais encore bien défini, séparé du brouillard par une mince couche de néant. Au dessus de moi règanit les étoiles comme une nuit d’hiver des plus froide et en dessous, il y avait une source de lumière froide. J’ai commencé à descendre vers elle pour me rendre compte de la distance qui m’en séparait.
À un certain moment dans ma descente, le brouillard s’est arrêté. J’étais maintenant dans le néant confortable et je voyais la masse du brouillard qui s’emblait s’étendre à perte de vue. En perçant l’horizon, je voyais le brouillard courber vers l’intérieur à chaques directions où je regardais. J’ai compris que le brouillard formait une bulle autour de la source de lumière qui trônait au centre. Le brouillard n’était pas bleu, il ne faisait que réfléter le lumière de son noyau. J’ai donc continué ma descente. La lumière, aussi puissante qu’elle était, n’était pas éblouissante. Plus j’avançais, plus je voyais des détails. Elle bougeait comme une mer en tempête et trois formes animales tournaient autour d’elle en touchant quelques fois sa surface. L’une d’elle était un griffon qui pêchait des âmes d’hommes. L’autre, un ibis qui pêchait les âmes de femmes et le dernier, un scarabé qui pêchait les enfants. Les âmes ne semblaient pas s’en plaindre, malgré le fait qu’après les avoir pêchées, les trois déchiquetaient l’âme pour la relancer dans les flots. Rendu plus proche dans ma descente, j’ai pu voir ces lambeaux d’âme qui formaent les flots et à chaque fois que je voyais une âme complète, une des créatures faisait sa besogne. Je suis resté à regarder le noyau et de temps en temps, une âme en sortait comme projeté par un cannon et allait se perdre dans le brouillard loin en haut. Il y avait aussi des âmes qui y tombaient. Celles-ci semblaient inconscientes et tombaient mollement, elle ne descendait pas tranquillement comme je l’avais fait. À force de regarder le noyau, un détail s’est laissé prendre par mon nouveau sens. Au centre du noyau se trouvait quelque chose, une masse, qui attirait ma curiosité. Sans vraiment hésité, j’ai plongé dans les flots en allant directement vers le centre.
La traversée était longue, ralentit par les âmes et les mains détachées qui s’aggripaient paresseusement à moi comme par réflex. Le centre du noyau était vide d’âme. Je sentait ce néant se crisper, déshabitué de contenir une âme. La seule chose qui reignait était un énorme crystal de fer mât. Pour y parvenir, j’ai dû combattre le néant parce que ma présence impliquait donc une certaine perte de son existence à lui. Rendu au crystal, je l’ai touché de la main au complet et je me suis graduellement changé en fer pour pouvoir bien comprendre ce qu’il avait à me dire. Sans mots, il m’a fait comprendre le mal de vivre de ceux en surface, l’absence total d’intérêt du sens de leur vie, l’oublie de l’amour pour l’amour, l’oublie d’eux même, l’oublie du crystal de fer, la nausée spirituelle de l’humanité. Quand il s’est arrêté de m’expliquer, je n’étais plus de fer et je sentais le néant s’impatienter autour de moi. Une force incroyable m’a alors projeté hors du noyau de néant, hors du flot d’âmes, à travers le vide avant le brouillard jusque dans mon corps qui était mort pour quelques temps. J’étais né à nouveau. Ma raison marchait les rues avec l’amour en parlant du passé incompris et du futur prometteur, la grande place fourmillait de gens qui voulaient conuslter les kiosques des mémoires et la garderie était à nouveau animée des cinq enfants d’avant mais avec un nouvel enfant qui dort cette fois sans magie pour le garder assoupi.
Après le soupir compréhensif de l’amour, il est finalement parti vers la garderie pour parler aux cinq sens. Un par un, il est allé les couchés en leur lisant une histoire tendrement. En premier, je ne sentais plus rien de la froideur de l’hiver ou du cigar que j’ai fumé voilà quelques heures. Ensuite, je ne sentais plus la douceur de mon lit ou le poids de mes couvertures. Ensuite, le goût de mon cigar encore un peu présent sur ma langue est parti. Puis, le silence s’est imposé. Puis finalement tout est devenu noir. C’est à ce moment que mon présentiment est allé ouvrir une pièce dont j’ignorais moi même l’existence encore dans la garderie, et il est allé réveiller un enfant qui dormait depuis des dizaines années entouré de sceaux, d’artéfacts et de talismans pour le garder endormi. Il est allé chercher cet enfant qui s’est réveillé presque instantannément. Il attendait ce moment dans ses rêves.
C’est à ce moment que j’ai eu une drôle de sensation. Le poids de mon corps était maintenant trop pour mon lit et il s’est doucement déchirré en deux. Les deux moitiées se sont comme égrainées vers le haut comme une statue de cendres dans le vent du désert. Après le lit, le plancher a fait la même chose puis l’appartement d’en dessous puis le béton , puis le sol lui même jusqu’au roc le plus solide. Quand toute la matière était partie en petites particules dans l’espace, il ne restait plus qu’un brouillard bleuté dans lequel je flottait. Il bougeait comme une flamme de gaz naturel ralentit dans un liquide épais. Je me suis rendu compte à ce moment que mon corps était lui aussi fait de ce brouillard bleu, mais j’étais encore bien défini, séparé du brouillard par une mince couche de néant. Au dessus de moi règanit les étoiles comme une nuit d’hiver des plus froide et en dessous, il y avait une source de lumière froide. J’ai commencé à descendre vers elle pour me rendre compte de la distance qui m’en séparait.
À un certain moment dans ma descente, le brouillard s’est arrêté. J’étais maintenant dans le néant confortable et je voyais la masse du brouillard qui s’emblait s’étendre à perte de vue. En perçant l’horizon, je voyais le brouillard courber vers l’intérieur à chaques directions où je regardais. J’ai compris que le brouillard formait une bulle autour de la source de lumière qui trônait au centre. Le brouillard n’était pas bleu, il ne faisait que réfléter le lumière de son noyau. J’ai donc continué ma descente. La lumière, aussi puissante qu’elle était, n’était pas éblouissante. Plus j’avançais, plus je voyais des détails. Elle bougeait comme une mer en tempête et trois formes animales tournaient autour d’elle en touchant quelques fois sa surface. L’une d’elle était un griffon qui pêchait des âmes d’hommes. L’autre, un ibis qui pêchait les âmes de femmes et le dernier, un scarabé qui pêchait les enfants. Les âmes ne semblaient pas s’en plaindre, malgré le fait qu’après les avoir pêchées, les trois déchiquetaient l’âme pour la relancer dans les flots. Rendu plus proche dans ma descente, j’ai pu voir ces lambeaux d’âme qui formaent les flots et à chaque fois que je voyais une âme complète, une des créatures faisait sa besogne. Je suis resté à regarder le noyau et de temps en temps, une âme en sortait comme projeté par un cannon et allait se perdre dans le brouillard loin en haut. Il y avait aussi des âmes qui y tombaient. Celles-ci semblaient inconscientes et tombaient mollement, elle ne descendait pas tranquillement comme je l’avais fait. À force de regarder le noyau, un détail s’est laissé prendre par mon nouveau sens. Au centre du noyau se trouvait quelque chose, une masse, qui attirait ma curiosité. Sans vraiment hésité, j’ai plongé dans les flots en allant directement vers le centre.
La traversée était longue, ralentit par les âmes et les mains détachées qui s’aggripaient paresseusement à moi comme par réflex. Le centre du noyau était vide d’âme. Je sentait ce néant se crisper, déshabitué de contenir une âme. La seule chose qui reignait était un énorme crystal de fer mât. Pour y parvenir, j’ai dû combattre le néant parce que ma présence impliquait donc une certaine perte de son existence à lui. Rendu au crystal, je l’ai touché de la main au complet et je me suis graduellement changé en fer pour pouvoir bien comprendre ce qu’il avait à me dire. Sans mots, il m’a fait comprendre le mal de vivre de ceux en surface, l’absence total d’intérêt du sens de leur vie, l’oublie de l’amour pour l’amour, l’oublie d’eux même, l’oublie du crystal de fer, la nausée spirituelle de l’humanité. Quand il s’est arrêté de m’expliquer, je n’étais plus de fer et je sentais le néant s’impatienter autour de moi. Une force incroyable m’a alors projeté hors du noyau de néant, hors du flot d’âmes, à travers le vide avant le brouillard jusque dans mon corps qui était mort pour quelques temps. J’étais né à nouveau. Ma raison marchait les rues avec l’amour en parlant du passé incompris et du futur prometteur, la grande place fourmillait de gens qui voulaient conuslter les kiosques des mémoires et la garderie était à nouveau animée des cinq enfants d’avant mais avec un nouvel enfant qui dort cette fois sans magie pour le garder assoupi.
jeudi, décembre 13, 2007
mon premier village
samedi, novembre 17, 2007
la vie m'a fait connaître hier un poète fort intéressant, Merci Sarah
SPIRIT OF SADNESS
She loved the Autumn, I the Spring,
Sad all the songs she loved to sing;
And in her face was strangely set
Some great inherited regret.
Some look in all things made her sigh,
Yea! sad to her the morning sky:
'So sad! so sad its beauty seems'--
I hear her say it still in dreams.
But when the day grew grey and old,
And rising stars shone strange and cold,
Then only in her face I saw
A mystic glee, a joyous awe.
Spirit of Sadness, in the spheres
Is there an end of mortal tears?
Or is there still in those great eyes
That look of lonely hills and skies?
Robert Louis Stevenson
SPIRIT OF SADNESS
She loved the Autumn, I the Spring,
Sad all the songs she loved to sing;
And in her face was strangely set
Some great inherited regret.
Some look in all things made her sigh,
Yea! sad to her the morning sky:
'So sad! so sad its beauty seems'--
I hear her say it still in dreams.
But when the day grew grey and old,
And rising stars shone strange and cold,
Then only in her face I saw
A mystic glee, a joyous awe.
Spirit of Sadness, in the spheres
Is there an end of mortal tears?
Or is there still in those great eyes
That look of lonely hills and skies?
Robert Louis Stevenson
samedi, novembre 10, 2007
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