jeudi, novembre 09, 2006

l'envol des mots/maux

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Je marchais au centre ville. Une petite brise m’empêchait de vraiment être confortable. Toujours un petit frisson. Pas vraiment de soleil pour me réchauffer. Même que c’étais plutôt nuageux. Mes pas m’étais lourds et fatiguants. Ma marche étais lente. Je ne me rapelle même plus si j’allais en quelque part. À l’horizon, au bout de la rue, je voyais l’orage se préparer. Des éclairs sautaient d’un nuage à l’autre et c’étais comme floue en dessous. Je marchais tranquillement vers l’orage qui flottait doucement vers moi aussi. Et assez soudainement, comme si l’orage m’avais remarqué, comme si j’étais le but recherché, le tonerre gronda de victoire. C’est à ce moment que je me suis arrêté. Le trottoir, les magasins, les gens ont disparus, seul le ciel gris comme mes pensées et les gratte ciels sont restés. La pluie s’est installé comme si un mur d’eau tombait de toute sa grandeur. Jai entendu les gens courrir pour se protéger. Je n’en voyais pas l’intéret, je suis donc resté debout, les yeux aux cieux. De toute façon, le temps d’y pensé, j’étais déjà trempé. Je ne pouvais pas être plus mouillé. Peut-être à cause de l’eau ou à cause de mes pas lourds qui se sont condensés en un seul lieu, j’avais l’impression de peser des tonnes, d’être immuable.

J’avais froid, mais pas plus qu’avant la pluie. J’ai fermé mes yeux pour me concentrer sur les sensations et le bruit. Le rythme irrégulier des gouttes dans mon visage comme si j’avançais à travers une chute. C’est à ce moment que j’ai lâché prise. J’ai décidé de ne plus être esclave de cette Terre et j’ai commencé à monter. Je ne voulais plus entendre les véhicules passer, les gens parler et courrir, enterrer la chanson que cette pluie nous interpréttait. Rendu à une quinzaine d’étage, je me suis arrêté, mais je n’arrivais toujours pas à comprendre ce que le vent me chuchottait. Je suis monté encore et encore et le premier et le seul mot qui m’a été audible l’a été seulement lorsque les gratte ciels étaient loins sous moi. Ensuite, une lumière aveuglante, beaucoup de vent et beaucoup de douleur. Je me suis réveillé à l’hopital. On m’a dit de ne plus me tenir sur les toits des gratte ciels pendant un orage si je ne veux pas me faire frapper par la foudre encore une fois. Je ne leur ai pas parlé de mon envol, ils n’auraient rien compris.

2 commentaires:

banuo a dit...

héhé! du très bon shit!
christie que t'as du talent!

^_^

Denis a dit...

Wow!
Ta façon de dire les choses me touche.
A chaque fois, j'ai l'impression de «vivre» le moment.
Je viendrai plus souvent »dans ta tête», comme tu dis.
Il y fait beau et je m'y sent bien.

 
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