D'un ton complexe unifiant neutralité, naïveté et politesse, il m'a dit "oh désolé ! je ne voulais pas vous importuner. Je trouve très intéressant les choses qui vous avez mises ici, mais je vais vous laisser l'en apprécier les qualités en paix. Au plaisir de vous revoir.". C'est la première chose qui est arrivé quand je me suis connecté pour la première fois sur mon premier programme test complet de cyberespace. Cet homme était là, dans la petite pièce que j'ai créé, à regarder les murs comme dans un musée. Dès que je suis entré, il s'est redressé pour m'adresser la parole et est parti en remettant le veston de son costume trois pièces par une porte que je n'avais pas programmée. La première chose que je me suis dis est que je n'aurais pas du faire ces expériences pendant que j'étais seul dans le laboratoire. J'ai fais les test que j'étais venu faire en pensant à toutes les possibilités expliquant la présence de cette homme ici plus tôt. Je suis sorti et j'ai regardé les différents résultats des tests et surtout, les enregistrements. Sonore : rien dont je ne suis pas la source. Visuel : je suis seul dans la pièce tout le long, au début je resté figé une minute et douze secondes et ensuite on voit très clairement que j'ai la tête ailleurs en faisant mes tests. La deuxième porte n'apparaît ni dans la représentation du cyberespace sur l'écran, ni dans les codes d'entrée/sortie du réseau.
Alors j'ai fait une cafetière neuve et je me suis reconnecté sur mon cyberespace. Debout au milieu de la pièce, il m'attendait avec un très grand sourire qui m'a tout de suite rendu inconfortable.
-Monsieur ! Quelle joie de vous revoir !
-J'ai des questions.
-J'ai des réponses ! Assoyons-nous.
C'est à ce moment que j'ai remarqué les deux fauteuils capitonnés rouges dans le coin de la pièce. Fauteuils que je n'avais évidement pas programmé. En s'assoyant, j'ai remarqué comment l'inconfort de ses mouvements contrastait avec la classe de sa posture et de ses manières. Il portait le même complet et venait encore d'enlever son veston pour l'accrocher sur le dos de son fauteuil.
Maintenant virtuellement confortable, je me devais de savoir ce qui se passait
-Que faites-vous ici ?
-Comme vous mon cher : je viens voir ces informations que vous avez laissé. C'est bien pour cette raison que vous êtes ici non ?
-Pas tout à fait, voyez vous j'ai créé cet endroit et ...
-Ah non ! J'ai le regret de devoir vous corriger. C'est moi qui ai créé cet endroit.
-Pardon ?
Je me demandais si j'avais bien entendu mais je me suis rappeler que mes oreilles n'entendaient rien puisque les électrodes étaient connectés directement dans ma moelle épinière.
-Vous dites que c'est vous qui avez fait tout ce qui est autour de nous ?
-Non, en effet, pas tout. Il est vrai que c'est vous qui avez mis cette pièce ici.
-Mais il n'y a rien d'autre que cette pièce ici ! Il n'y a rien d'autre en dehors d'ici.
Il a fait une drôle de grimace d'incompréhension et après quelques secondes de réflexions, il se pencha un peu vers moi et dit :
-Vous semblez sous estimer le "rien d'autre" mon ami. Selon votre vision du "rien", en dehors de cette pièce, même le rien n'y serais pas. Par contre, le "rien" est là.
-Vous avez donc créé ce "rien" ?
-Voilà !
-Et vous avez piraté le réseau fermé et sécurisé du laboratoire en plus de pirater mon ordinateur pour venir me dire que sans vous mon projet n'aurait pas marché puisque je n'aurais pas eu de "rien" où mettre mon cyberespace ?
Encore des sourcils d'incompréhension.
-Absolument, par contre c'est vous qui vous êtes connecté à mon réseau.
lundi, février 07, 2011
jeudi, janvier 13, 2011
j'aime le froid 3
à peine sorti dans la nuit
plongé dans le calme assourdissant
de millions de gros flocons
j'ouie ces mots sans sons
- laisse l'hiver t'endormir
laisse le froid te guérir
- Aussi belle soit l'idée
je devrai décliner
mais prennez ces quelques pensées
vous pouvez vous en abreuver
la neige s'est intensifié
innondé dans l'écrasant silence
d'un combat contre le néant
le temps a glissé
Aucun souvenir n'est resté
la prochaine âme apporchée
entendra peut-être dans la neige
ma voix dans ses pensées
plongé dans le calme assourdissant
de millions de gros flocons
j'ouie ces mots sans sons
- laisse l'hiver t'endormir
laisse le froid te guérir
- Aussi belle soit l'idée
je devrai décliner
mais prennez ces quelques pensées
vous pouvez vous en abreuver
la neige s'est intensifié
innondé dans l'écrasant silence
d'un combat contre le néant
le temps a glissé
Aucun souvenir n'est resté
la prochaine âme apporchée
entendra peut-être dans la neige
ma voix dans ses pensées
lundi, janvier 03, 2011
j'aime le froid 2
Une calme nuit d'hiver
sans lune, mais bien étoilée
sans vent, mais complètement gelée
fixant le feu de l'âtre
pour réchauffer mes idées
pour éloigner la noire caresse
des ombres de la pièce
le vent s'est levé
la noirceur s'est secouée
armé de ses flammes
j'ai défendu mes pensées
Au matin levé, avec une tasse de café
j'ai trouvé dans une mer de cadavres d'ombre
le corps du moi de la veille
et j'ai souri
sans lune, mais bien étoilée
sans vent, mais complètement gelée
fixant le feu de l'âtre
pour réchauffer mes idées
pour éloigner la noire caresse
des ombres de la pièce
le vent s'est levé
la noirceur s'est secouée
armé de ses flammes
j'ai défendu mes pensées
Au matin levé, avec une tasse de café
j'ai trouvé dans une mer de cadavres d'ombre
le corps du moi de la veille
et j'ai souri
mardi, décembre 28, 2010
j'aime le froid 1
rayons de lune par une lucarne d'étoiles
sur les froides courbes endormies
d'une nuit d'hiver ennuagée
immobile pour ne pas attirer l'attention du froid
écoutant l'immobilité de l'air gelé
isolé dans mon inhalo
épiant le néant de l'ouïe
je l'ai entendu céder
comme le roc froid qui fend
le vent se lève et me sort de mes idées
avec ces dents glacées
je frissone à l'écoute de ces silences
qui hantent maintenant cette nuit gelée
sur les froides courbes endormies
d'une nuit d'hiver ennuagée
immobile pour ne pas attirer l'attention du froid
écoutant l'immobilité de l'air gelé
isolé dans mon inhalo
épiant le néant de l'ouïe
je l'ai entendu céder
comme le roc froid qui fend
le vent se lève et me sort de mes idées
avec ces dents glacées
je frissone à l'écoute de ces silences
qui hantent maintenant cette nuit gelée
jeudi, octobre 07, 2010
vieux souvenirs
J'aime ce coin ci pour la vue qu'on a. Rares sont les endroits en ville d'où on peut voir autant de ciel et malgré la distance, on voit très bien les grues gigantesques du port. J'aime quand je peux voir les vraiment gros cargos sortir de leur orbite pour venir se poser dans les docks.
Je vais toujours me rappeler de cette fois où j'ai vu le cargo minier qui fait navette entre ici et Sélénée se poser. On était quelques uns rassemblés au même endroit pour voir l'événement, puisque qu'il revient seulement tout les 5 ans. C'étais une journée froide d'automne. Le vent soufflait constamment et le ciel était recouvert de petites nuages collés et très gris. Environ 1 heure avant l'atterrissage proprement dit, le gris des nuages s'est lentement condensé en une grosse masse sombre allongé au dessus du port, laissant le reste du ciel ennuagé plus clair. Comme pour compenser la noirceur, le port était illuminé de milliers de projecteurs et de gyrophares de travailleurs. Quand le premier bout de la coque a percer le noir des nuages, ça ressemblait à un clocher qui sort du brouillard mais à l'envers. Très rapidement, une masse métallique d'une grosseur inhumaine s'est dessiné et c'est vraiment là qu'on est tous resté bouche bée devant sa grosseur. Ce qu'on voyait sous les nuages n'était que la partie inférieure du cargo qui sert surtout à remplis ou vider la cargaison. La partie principale du cargo était encore invisible, mais devinable par le réseau de lumière qui paraissaient à travers les nuages. Il est resté environ un mois. Les matins dégagés, on pouvait voir le soleil se lever sur lui alors qu'on avait encore que des lueurs.
Je vais toujours me rappeler de cette fois où j'ai vu le cargo minier qui fait navette entre ici et Sélénée se poser. On était quelques uns rassemblés au même endroit pour voir l'événement, puisque qu'il revient seulement tout les 5 ans. C'étais une journée froide d'automne. Le vent soufflait constamment et le ciel était recouvert de petites nuages collés et très gris. Environ 1 heure avant l'atterrissage proprement dit, le gris des nuages s'est lentement condensé en une grosse masse sombre allongé au dessus du port, laissant le reste du ciel ennuagé plus clair. Comme pour compenser la noirceur, le port était illuminé de milliers de projecteurs et de gyrophares de travailleurs. Quand le premier bout de la coque a percer le noir des nuages, ça ressemblait à un clocher qui sort du brouillard mais à l'envers. Très rapidement, une masse métallique d'une grosseur inhumaine s'est dessiné et c'est vraiment là qu'on est tous resté bouche bée devant sa grosseur. Ce qu'on voyait sous les nuages n'était que la partie inférieure du cargo qui sert surtout à remplis ou vider la cargaison. La partie principale du cargo était encore invisible, mais devinable par le réseau de lumière qui paraissaient à travers les nuages. Il est resté environ un mois. Les matins dégagés, on pouvait voir le soleil se lever sur lui alors qu'on avait encore que des lueurs.
dimanche, août 15, 2010
exploration des fond humains
je me suis dis que de mettre un peu n'importe quel texte serait mieux que de continuer à rien mettre sur ce blog. j'ai écris ca tantôt, ca vaut ce que ca vaut, moi je me suis amusé
Il a choisi le nom de Jean-Batiste Kafka. Il aimait le son et l'idée de porter le nom d'un grand écrivain, malgré le fait qu'il n'ait lu aucunes de ses oeuvres. Fils de toutes les villes, il a grandi en voyageant d'un moment ordinaire à un autre ; des ruelles aux grattes-ciel et des fonds marins jusqu'aux marais salins. Il vit en explorant ces endroit, le regard alourdi de sa longue recherche vaine. Cataloguant ses découvertes, sans jamais être capable d'interagir avec. Pour lui, tout les arbres se ressemblent tellement il en a croisé. Tout les visages se confondent dans sa mémoire au nombre qui lui ont parlé. Lassé par la constante beauté complexe de chaque instant, il ne s'étonne plus de rien, parce qu'il en a trop vu. Quand quelque chose se démarque, il ne s'exalte même plus. Un vieux mécanisme se met en marche contre lequel il n'a aucun pouvoir. Il sort son vieux calepins et note chaque détails qui font de cette chose qu'elle se démarque. Il note aussi l'heure et l'endroit pour quand il relira ses notes. De temps en temps, il prend un de ses nombreux calepins et le relit en entier parce que très souvent, il apprécie beaucoup plus un événement lorsqu'il se le remémore que lorsqu'il le vit. Tu l'as peut-être déjà croisé, mais tu ne t'en rappelles pas. Ne cherche pas à le trouver, c'est comme chercher une perle noire dans le fond d'un abysse. Et si même si tu le trouvais, vous ne pourriez que vous regarder jusqu'à ce qu'il s'éclipse sans un mot.
Il a choisi le nom de Jean-Batiste Kafka. Il aimait le son et l'idée de porter le nom d'un grand écrivain, malgré le fait qu'il n'ait lu aucunes de ses oeuvres. Fils de toutes les villes, il a grandi en voyageant d'un moment ordinaire à un autre ; des ruelles aux grattes-ciel et des fonds marins jusqu'aux marais salins. Il vit en explorant ces endroit, le regard alourdi de sa longue recherche vaine. Cataloguant ses découvertes, sans jamais être capable d'interagir avec. Pour lui, tout les arbres se ressemblent tellement il en a croisé. Tout les visages se confondent dans sa mémoire au nombre qui lui ont parlé. Lassé par la constante beauté complexe de chaque instant, il ne s'étonne plus de rien, parce qu'il en a trop vu. Quand quelque chose se démarque, il ne s'exalte même plus. Un vieux mécanisme se met en marche contre lequel il n'a aucun pouvoir. Il sort son vieux calepins et note chaque détails qui font de cette chose qu'elle se démarque. Il note aussi l'heure et l'endroit pour quand il relira ses notes. De temps en temps, il prend un de ses nombreux calepins et le relit en entier parce que très souvent, il apprécie beaucoup plus un événement lorsqu'il se le remémore que lorsqu'il le vit. Tu l'as peut-être déjà croisé, mais tu ne t'en rappelles pas. Ne cherche pas à le trouver, c'est comme chercher une perle noire dans le fond d'un abysse. Et si même si tu le trouvais, vous ne pourriez que vous regarder jusqu'à ce qu'il s'éclipse sans un mot.
vendredi, février 05, 2010
merde chui un replicant !
C'est comment vous pensez d'apprendre de façon incontestable qu'on est un robot ? Je suis fait pour ressembler le plus possible à un humain au point où c'est à mon propre insu que je n'en suis pas un. C'était déchirant quand j'ai su. Toute ma vie qui s'écroule. J'ai essayé en vain de trouver à quel moment ma mémoire implantée finissait pour laisser place à ma vraie mémoire dès le jour où on m'a mis en marche. Après quelques jours de réflexion, je me suis rendu compte que je réagissait de façon humaine puisque j'étais programmé ainsi. C'est à ce moment là que j'ai réellement décroché. Je fonctionnais très bien en société dans le passé, alors pourquoi est ce que je ne pourrais pas continuer sans en parler à qui que ce soit ? Le problème qui suit est logique et donc plus fort que moi. Selon la définition de la vie, je ne suis ni en vie ni même mort. Puisque je ne répond pas à tous les critères essentiels pour posséder la vie, je ne suis que matière en forme d'homme sans âme, un automate, une belle machine. Devant ce fait, j'ai cessé de vivre réellement. Sans véritables sentiments ou émotions, les ambitions et aversions sont disparues avec mes projets, mes désirs et mes rancunes. J'ai continué de faire semblant de vivre en restant au même travail, en vivant dans le même petit appartement, en faisant semblant d'être heureux comme je l'ai toujours fait avant.
jeudi, novembre 19, 2009
vieux film retrouvé !!!
une perle ! on m'entend mal mais je dis des choses comme "j'arrive pas à y croire" , "Christopher chui ému", "c'est deux passions chez moi maintenant réunies" ou encore " une jocke de pet grosse comme le stade ! je peux pas battre ça !"
jeudi, novembre 05, 2009
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