un vieux stop-motion qui date de l'automne passé, je l'ai finalement mis sur le web, y'en a d'autres qui vont suivre j'imagine
mercredi, mars 28, 2007
mardi, mars 27, 2007
Un autre de mes coloc : Pitt
samedi, mars 24, 2007
lundi, mars 12, 2007
Ça me tentais
lundi, mars 05, 2007
mon esprit est encore enneigé
Ce matin je me suis levé tôt parce que je dormais mal. Des rêves étranges, inconfortables règnaient dans mon esprit. Je me suis lavé, j'ai mangé, j'ai lu le journal, pendant que dehors une belle neige fine tombait rapidement. Je me suis finalement assis devant la fenêtre pour lire. La première gorgée de café m'a fais du bien, comme un retour au confort. Mon livre grand ouvert sur mes genous, je regardais le clocher de l'église voisine. J'aime beaucoup les clochers à des températures comme celle-ci ou dans un orage électrique. Ils tiennent debout comme en défiant la nature, comme en disant à Dieu lui même qu'ils ne tomberont jamais, pas même sous le poids du temps. Une volée de petits oiseaux noirs passe dans le blanc du ciel.
J'aurais aimé pouvoir vivre ce simple moment avec quelqu'un, mais ce n'est pas la cas. Tampis. Le moment n'est pas moins beau.
J'aurais aimé pouvoir vivre ce simple moment avec quelqu'un, mais ce n'est pas la cas. Tampis. Le moment n'est pas moins beau.
mercredi, février 21, 2007
nouvelle neige 21 février 2007
Il y a dehors une belle neige qui descend tranquillement. Des gros flocons qui tombent paresseusement au gré du petit vent. J'aimerais aller jusqu'au fleuve et marcher sur la glace le plus loin je peux dans la nuit. La neige qui craque sur la glace solide comme le roc. Le vent qui n'arrête pas de me demander ce que je fais aussi loin de la rive. L'eau lourde et froide qui accélère pour ne pas être responsable de mes actes. Mais au lieu du classique suicide hivernal, j'étale, une à une, toutes mes craintes sur la glace, puis ensuite tous mes soucis et ensuite toutes mes angoisses et je retourne un peu vers la terre ferme et je m'assois sur cette scène naturelle, face à l'eau.
Le froid a gelé tout les sons usuels de la ville. Tout ce que je peux entendre c'est les tonnes d'eau qui coulent lourdement comme le temps en dessous de moi. Un à un, je regarde mes problèmes se recouvrir de neige. Un gros flocon qui cache un mot silencieusement. Un fragment de glace qui s'éffrite dans le courrant et qui dérive avec un de mes ennuis. La nuit passe sans dire un mot et moi je reste assis à regarder mes difficultés s'en aller.
Finalement, Vénus vient m'annoncer que le soleil s'en vient et je me relève de mes méditations. En retournant vers mon refuge, je souri à l'idée que d'ici maximum une saison, tout mes problèmes seront dilués dans un fleuve de mots.
Le froid a gelé tout les sons usuels de la ville. Tout ce que je peux entendre c'est les tonnes d'eau qui coulent lourdement comme le temps en dessous de moi. Un à un, je regarde mes problèmes se recouvrir de neige. Un gros flocon qui cache un mot silencieusement. Un fragment de glace qui s'éffrite dans le courrant et qui dérive avec un de mes ennuis. La nuit passe sans dire un mot et moi je reste assis à regarder mes difficultés s'en aller.
Finalement, Vénus vient m'annoncer que le soleil s'en vient et je me relève de mes méditations. En retournant vers mon refuge, je souri à l'idée que d'ici maximum une saison, tout mes problèmes seront dilués dans un fleuve de mots.
mardi, février 20, 2007
ya rien comme écrire dans un état second
Encore ce sentiment de ne pas exister. Je pourrais être un logiciel qui répond tout seul sur msn. Je pourrais être un enregistrement derrières une porte. Je pourrais être remplacé par un paquet de 1 pis de 0. J'ai trop souvent remarqué les moments où j'avais l'impression de ne pas exister. Il faut que je note les moments où j'ai plus l'impression d'exister et voir dans quelles conditions. Il est manifestement plus intéressant d'étudier la présence de quelque chose que son absence surtout dans le cas d'un attribut formulé comme positif. Exister c'est la base de la preuve ontologique. Exister c'est se raprocher de la perfection. C'est le premier pas, que j'ai de la misère à faire et à ne pas reculer. On dirait que j'ai un confort dans cette inexistence, dans le fait que pour l'espace d'une journée, je n'ai rien influencé autour de moi. Durant toute cette journée, l'espace que j'ai occupé aurait pu être vide et tout aurait été absolument pareil. D'être conscient de cette situation donne une très grande liberté dans mes actions. On pourait croire que mes actions pourraient justement changer cette situation et influencer quelqu'un, quelque chose, mais on dirait que le plus grand des mes efforts ne réussi rien devant certaines journées qui échappent inexorablement à ma portée. Je n'ai plus envi de me lever en me demandant quelles journées mes efforts serviraient et quelles journées ils ne serviraient pas. Je vais faire comme si elles étaient toutes indépendantes de mes actions, ca va être moins essouflant et moins déçevant.
vendredi, février 02, 2007
Que celles en psycho s'amusent !
Ces temps-ci j'ai une fixation sur un image dont la source, la provenance m'échappe un peu. C'est assez simple. Peu importe où je suis, quand je tombe dans la Lune, j'ai cette image de mon âme qui quitte mon corps en sortant par une de mes pupilles. Elle fait peut-être dix centimètres de long et est une image bleutée de moi dans ma tendre enfance. Elle sort et s'évade en nageant devant moi. Elle semble vraiment à l'aise dans cette "eau", comme si elle y était dans son élément. Je sors de la Lune pas très longtemps après qu'elle soit sortie. Toutes ces idées et la façon dont elles me viennent me font penser à un condamné qui rêve d'une évasion miraculeuse, qui aspire à la liberté.
En écrivant ces lignes, je suis conscient de la valeur symbolique de cette image et des mots que je lui attribue, mais je ne sais pas si j'ai vraiment envi de la décortiquer. Je ne sais pas si j'ai envi de me dire mes quatres vérités à moi-même, mais l'idée de les ignorer et de me les cacher me ronge aussi... Voilà un dilème qui ne devrait pas en être un. Finies les craintes. J'ai à faire face à ce que je suis et à réfléchir à mes visions.
En écrivant ces lignes, je suis conscient de la valeur symbolique de cette image et des mots que je lui attribue, mais je ne sais pas si j'ai vraiment envi de la décortiquer. Je ne sais pas si j'ai envi de me dire mes quatres vérités à moi-même, mais l'idée de les ignorer et de me les cacher me ronge aussi... Voilà un dilème qui ne devrait pas en être un. Finies les craintes. J'ai à faire face à ce que je suis et à réfléchir à mes visions.
vendredi, janvier 26, 2007
un creux de vague
J'ai comme l'impression que tout mes sentiments sont gaspillés, dépensés dans le temps. L'expression de ceux-ci est un moyen de communication, il ne me sert à rien d'haïr dans le vide. J'ai pas d'ami assez proche, un ami que je vois assez souvent pour parler d'autres choses que ce qui m'est arrivé dans les deux dernières semaines, pour laisser ces choses là sortir finalement. Chui comme obligé de creuser plus loin dans mon monde pour être confortable et donc de diminuer mes chances d'avoir des amis comme ca. La réflexion selon Socrate c'est le discour que l'âme tient a elle-même.
Les sentiments, c'est les états que l'âme ne prend pas le temps de mettre en mots. C'est communiquer par un moyen prévilégié, un chemin unique et pur. Il ne peut pas être mélangé, mal compris. Il n'y a pas de mots mal interprétés, pas de gestes ambigus... mais comme les mots et les gestes, devant le miroir ou seul dans une chambre, c'est complètement inutile.
J'ai pas envi d'avoir de commentaires à propos de ce post sur mon blog. C'est pour être fidèle à l'entête qui dit bienvenu dans ma tête. Je n'écris pas ce texte pour crier à l'aide ou pour me plainder de ma situation. Je l'ai écris parce que c'est une réflexion que j'ai eu et que je veux que ce blog soit une bonne image de ce que je suis.
Les sentiments, c'est les états que l'âme ne prend pas le temps de mettre en mots. C'est communiquer par un moyen prévilégié, un chemin unique et pur. Il ne peut pas être mélangé, mal compris. Il n'y a pas de mots mal interprétés, pas de gestes ambigus... mais comme les mots et les gestes, devant le miroir ou seul dans une chambre, c'est complètement inutile.
J'ai pas envi d'avoir de commentaires à propos de ce post sur mon blog. C'est pour être fidèle à l'entête qui dit bienvenu dans ma tête. Je n'écris pas ce texte pour crier à l'aide ou pour me plainder de ma situation. Je l'ai écris parce que c'est une réflexion que j'ai eu et que je veux que ce blog soit une bonne image de ce que je suis.
mercredi, janvier 17, 2007
le toit du monde
Me voilà dans son bureau. Il me parle depuis qu'on est sorti de l'ascenseur, mais j'ai aucune idée de quoi. La décoration assez moche m'ennuie déjà. Les grandes fenêtres attirent mon attention avec la merveilleuse vue qu'elles laissent passer. Posté devant, je regarde le centre-ville du quinzième étage environ. Au loin, l'immense structure du pont se dresse au dessus du fleuve blanc et gelé. Tout les toits sont recouverts de la neige fraîche de ce matin.
Il me tire de mes songes en m'appellant. Je me retourne et soupire. Il commence donc à lire l'épais document devant lui sur son bureau. Les épaules me descendent un peu en comprenant que je dois écouter le contenu complet pour l'approuver ensuite. La fenêtre revient me chercher et je fais semblant d'écouter.
Toutes les cheminées laissent sortir un cône de vapeur blanche qui se déforme en montant dans le vent. Mon regard tombe sur un énorme grafiti sur un toit. Je tente de me représenter comment ces artistes ont fait pour créer leur oeuvre à cette hauteur. Ils ont sûrement eu une bonne dose d'adrénaline juste pour y grimper. J'ai presque envi d'aller en faire un aussi. Surtout comparer à être ici. Je me retourne vers mon lecteur qui n'a pas l'air de remarquer mon absence.
Je retourne vers la fenêtre encore un fois. Sur un toit, pas très loin, une terrasse trône. L'été, elle doit être utilisée quotidiennement. Enfin, moi j'y serais toujours. En pensant à ce qu'une douce nuit d'été aurait l'air sur cette terrasse, je remarque qu'une bonne dizaine d'autres toits en ont aussi une ou un endroit où se retirer quand la température le permet. Comme plein de petites îles désertes, isolées de la vie, mais pourtant dans une mer d'activité. Je cherche d'autres terrasses et tombe sur un puit de lumière. Ses bosses de plastique sont presque complètement recouvertes de neige. Ceux-ci sont avantageusement 4 saisons. La lumière qui doit passer à travers la neige en ce moment doit être magnifique. J'espère seulement que la pièce en dessous est digne d'être baignée dans cette ambiance. Un fauteuil de lecture, un foyer, une bibliothèque et un pupitre. J'y prendrais un scotch. J'y fumerais un petit cigar.
Le temps passe avec les mots de mon fonctionnaire. Tranquillement, le soleil se couche. Tout prend une teinte de confort bleutée qui se fait brusquement chasser par les lampadaires oranges de la ville. La lumière extérieure baisse encore et le reflet du bureau vient s'imposer dans la vitre. Mon intéret s'effrite au gré du changement. Je ne vois plus la ville, mais seulement la lumière jaune du bureau derrière moi. Je recommence à l'écouter et il s'arrête peu de temps après. N'ayant aucunes intentions d'éterniser mon ennuie, je dis que tout est en règle, met mon veston, lui sert la main et quitte le bureau en mettant mes écouteurs.
Il me tire de mes songes en m'appellant. Je me retourne et soupire. Il commence donc à lire l'épais document devant lui sur son bureau. Les épaules me descendent un peu en comprenant que je dois écouter le contenu complet pour l'approuver ensuite. La fenêtre revient me chercher et je fais semblant d'écouter.
Toutes les cheminées laissent sortir un cône de vapeur blanche qui se déforme en montant dans le vent. Mon regard tombe sur un énorme grafiti sur un toit. Je tente de me représenter comment ces artistes ont fait pour créer leur oeuvre à cette hauteur. Ils ont sûrement eu une bonne dose d'adrénaline juste pour y grimper. J'ai presque envi d'aller en faire un aussi. Surtout comparer à être ici. Je me retourne vers mon lecteur qui n'a pas l'air de remarquer mon absence.
Je retourne vers la fenêtre encore un fois. Sur un toit, pas très loin, une terrasse trône. L'été, elle doit être utilisée quotidiennement. Enfin, moi j'y serais toujours. En pensant à ce qu'une douce nuit d'été aurait l'air sur cette terrasse, je remarque qu'une bonne dizaine d'autres toits en ont aussi une ou un endroit où se retirer quand la température le permet. Comme plein de petites îles désertes, isolées de la vie, mais pourtant dans une mer d'activité. Je cherche d'autres terrasses et tombe sur un puit de lumière. Ses bosses de plastique sont presque complètement recouvertes de neige. Ceux-ci sont avantageusement 4 saisons. La lumière qui doit passer à travers la neige en ce moment doit être magnifique. J'espère seulement que la pièce en dessous est digne d'être baignée dans cette ambiance. Un fauteuil de lecture, un foyer, une bibliothèque et un pupitre. J'y prendrais un scotch. J'y fumerais un petit cigar.
Le temps passe avec les mots de mon fonctionnaire. Tranquillement, le soleil se couche. Tout prend une teinte de confort bleutée qui se fait brusquement chasser par les lampadaires oranges de la ville. La lumière extérieure baisse encore et le reflet du bureau vient s'imposer dans la vitre. Mon intéret s'effrite au gré du changement. Je ne vois plus la ville, mais seulement la lumière jaune du bureau derrière moi. Je recommence à l'écouter et il s'arrête peu de temps après. N'ayant aucunes intentions d'éterniser mon ennuie, je dis que tout est en règle, met mon veston, lui sert la main et quitte le bureau en mettant mes écouteurs.
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