dimanche, juillet 27, 2008

l'"homme libre" selon un tordu

Pour la centième fois dans la journée, mon regard tombe sur mes mains. Des fois elles travaillent, des fois elles se reposent, d’autres fois elles massent de la peau et d’autres, elles grattent jusqu’au sang. Par contre, à chaque fois, elles me dégoutent autant. Je les trouve laides, épeurantes, maladroites, maigres, grelottantes, veineuses, avec les doigts crochent, la paume toujours graisseuse et la peau rude comme du cuir. Pour la centième fois, je les regarde et les déteste. Tout ce qu’elles auraient pu faire qu’elles ont ratés. Toutes les choses qu’elles auraient dû toucher et celles qu’elles auraient dû reconnaître en les serrant. Pour la centième fois je les regarde mais pour la première fois j’en ai assez. Sans hésitations, je suis allez chercher mon couteau que j’aime tant et ma pierre à aiguiser et tranquillement, méticuleusement, je suis allez sectionner mes mains pour qu’elles n’aient plus le potentiel qu’elles ont tant gaspillés dans le passé, pour excuser leur incapacité à agir, pour plus qu’elles n’aient à souffrir de leur constant échec. Je me suis couché cette nuit là avec ce sentiment de liberté que seul une renaissance peut donner. Mais après une nuit sans rêve, mon état de désespoir est revenu et est venu mettre en doute mon choix de la veille. Je cherche mes mains du regard et me rappelle que je me les avait coupé. Mes yeux sont donc tombé sur mes bras avec le poids du doute d’avoir fais la bonne chose. J’ai vite conclu que mes mains n’étaient pas seules responsables de mon échec ; mes bras n’avaient pas réussi à approcher les mains d’aucun de leur but. Mes bras n’étaient jamais assez long pour compenser à la prudence et à la peur qui décident de mes buts. Mes mains auraient peut-être pu vraiment réaliser quelque chose si elles avaient été plus proche. Je ne vois qu’une seule solution pour punir mes bras. Après une petite heure, je finissais de les sectionner tendon par tendon et muscle par muscle. J’ai maintentant encore plus de liberté que la veille, maitenant j’aurai une excuse pour expliquer la distance qui me sépare du monde. Le lendemain, je me suis réveillé et j’ai eu un moment de surprise en constatant que je n’avais plus de bras du tout. J’imagine que je ne suis pas encore habitué. Après m’être rappelé de mes activités de la veille, j’étais encore surpris de mon choix de me couper les mains puis les bras. Je voyais à l’autre bout de la couverture mes pieds dépasser et je comprennais enfin que si j’avais pu me déplacer plus vite et plus précisément, mes bras auraient pu être assez proche pour aider les mains à accomplirs les choses visées. Mais cette fois, j’avais appris. Les mains ne pouvaient pas être les seules responsables, les bras étaient complices, alors, les pieds ne sont pas seules sur le banc des accusés. Donc, au lieu de me sectionner tranquillement les pieds, je me suis coupé les jambes au dessus du genou. Jamais je n’aurais pu imaginer avoir plus de liberté que la veille, maintenant, je peux faire tout ce que je veux et je n’ai même pas à réussir puisque que je pourrai blâmé mon échec sur quelque chose. C’est en disant cette phrase à voix haute que je me suis rappelé d’une autre partie de mon corps qui a longtemps faïlli à sa tâche. Plusieures fois, ma langue ne savait pas quoi dire d’adéquat à la situation pour atteindre les buts souhaités. Les bras et les jambes n’étaient pas les seuls à ne pas réussir. J’ai donc sectionné ma langue puisque qu’elle le méritait. Une autre nuit sans rêve passa et mes yeux se sont ouverts sans doutés du sort qui les attendait Je regardais dans le noir et j’essaillait de percer la noirceur pour ce qui pouvait bien s’y cacher. Je me rappelle d’une centaine de situation où j’aurais dû voir un détail qui aurait guider mes jambes et mes à bras à agir. Mes yeux ne m’avaient donc pas tout dis sur ce qui se passait devant moi, pas étonnant que mes jambes n’avaient pas pu mener les bras assez proches qu’ils glissent les mains où il se doit. J’ai donc sectionner mes yeux, mais sans la propreté des autres ablations. Ma minutie n’a pas empêcher les globes de crever et de répendre leur liquide un peu partout. Cette fois j’étais vraiment libre. Je ne vois vraiment qu’elle situation raté que je ne pourrai pas excuser solidement. Maintenant, je peux faire tout ce que je veux. Presque tout.

2 commentaires:

Louis-Philippe a dit...

Haha! Malade!
Quelle belle parabole!

^_^

Anonyme a dit...
Ce commentaire a été supprimé par un administrateur du blogue.
 
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