mardi, février 20, 2007

ya rien comme écrire dans un état second

Encore ce sentiment de ne pas exister. Je pourrais être un logiciel qui répond tout seul sur msn. Je pourrais être un enregistrement derrières une porte. Je pourrais être remplacé par un paquet de 1 pis de 0. J'ai trop souvent remarqué les moments où j'avais l'impression de ne pas exister. Il faut que je note les moments où j'ai plus l'impression d'exister et voir dans quelles conditions. Il est manifestement plus intéressant d'étudier la présence de quelque chose que son absence surtout dans le cas d'un attribut formulé comme positif. Exister c'est la base de la preuve ontologique. Exister c'est se raprocher de la perfection. C'est le premier pas, que j'ai de la misère à faire et à ne pas reculer. On dirait que j'ai un confort dans cette inexistence, dans le fait que pour l'espace d'une journée, je n'ai rien influencé autour de moi. Durant toute cette journée, l'espace que j'ai occupé aurait pu être vide et tout aurait été absolument pareil. D'être conscient de cette situation donne une très grande liberté dans mes actions. On pourait croire que mes actions pourraient justement changer cette situation et influencer quelqu'un, quelque chose, mais on dirait que le plus grand des mes efforts ne réussi rien devant certaines journées qui échappent inexorablement à ma portée. Je n'ai plus envi de me lever en me demandant quelles journées mes efforts serviraient et quelles journées ils ne serviraient pas. Je vais faire comme si elles étaient toutes indépendantes de mes actions, ca va être moins essouflant et moins déçevant.

vendredi, février 02, 2007

Que celles en psycho s'amusent !

Ces temps-ci j'ai une fixation sur un image dont la source, la provenance m'échappe un peu. C'est assez simple. Peu importe où je suis, quand je tombe dans la Lune, j'ai cette image de mon âme qui quitte mon corps en sortant par une de mes pupilles. Elle fait peut-être dix centimètres de long et est une image bleutée de moi dans ma tendre enfance. Elle sort et s'évade en nageant devant moi. Elle semble vraiment à l'aise dans cette "eau", comme si elle y était dans son élément. Je sors de la Lune pas très longtemps après qu'elle soit sortie. Toutes ces idées et la façon dont elles me viennent me font penser à un condamné qui rêve d'une évasion miraculeuse, qui aspire à la liberté.

En écrivant ces lignes, je suis conscient de la valeur symbolique de cette image et des mots que je lui attribue, mais je ne sais pas si j'ai vraiment envi de la décortiquer. Je ne sais pas si j'ai envi de me dire mes quatres vérités à moi-même, mais l'idée de les ignorer et de me les cacher me ronge aussi... Voilà un dilème qui ne devrait pas en être un. Finies les craintes. J'ai à faire face à ce que je suis et à réfléchir à mes visions.

vendredi, janvier 26, 2007

un creux de vague

J'ai comme l'impression que tout mes sentiments sont gaspillés, dépensés dans le temps. L'expression de ceux-ci est un moyen de communication, il ne me sert à rien d'haïr dans le vide. J'ai pas d'ami assez proche, un ami que je vois assez souvent pour parler d'autres choses que ce qui m'est arrivé dans les deux dernières semaines, pour laisser ces choses là sortir finalement. Chui comme obligé de creuser plus loin dans mon monde pour être confortable et donc de diminuer mes chances d'avoir des amis comme ca. La réflexion selon Socrate c'est le discour que l'âme tient a elle-même.

Les sentiments, c'est les états que l'âme ne prend pas le temps de mettre en mots. C'est communiquer par un moyen prévilégié, un chemin unique et pur. Il ne peut pas être mélangé, mal compris. Il n'y a pas de mots mal interprétés, pas de gestes ambigus... mais comme les mots et les gestes, devant le miroir ou seul dans une chambre, c'est complètement inutile.

J'ai pas envi d'avoir de commentaires à propos de ce post sur mon blog. C'est pour être fidèle à l'entête qui dit bienvenu dans ma tête. Je n'écris pas ce texte pour crier à l'aide ou pour me plainder de ma situation. Je l'ai écris parce que c'est une réflexion que j'ai eu et que je veux que ce blog soit une bonne image de ce que je suis.

mercredi, janvier 17, 2007

le toit du monde

Me voilà dans son bureau. Il me parle depuis qu'on est sorti de l'ascenseur, mais j'ai aucune idée de quoi. La décoration assez moche m'ennuie déjà. Les grandes fenêtres attirent mon attention avec la merveilleuse vue qu'elles laissent passer. Posté devant, je regarde le centre-ville du quinzième étage environ. Au loin, l'immense structure du pont se dresse au dessus du fleuve blanc et gelé. Tout les toits sont recouverts de la neige fraîche de ce matin.

Il me tire de mes songes en m'appellant. Je me retourne et soupire. Il commence donc à lire l'épais document devant lui sur son bureau. Les épaules me descendent un peu en comprenant que je dois écouter le contenu complet pour l'approuver ensuite. La fenêtre revient me chercher et je fais semblant d'écouter.

Toutes les cheminées laissent sortir un cône de vapeur blanche qui se déforme en montant dans le vent. Mon regard tombe sur un énorme grafiti sur un toit. Je tente de me représenter comment ces artistes ont fait pour créer leur oeuvre à cette hauteur. Ils ont sûrement eu une bonne dose d'adrénaline juste pour y grimper. J'ai presque envi d'aller en faire un aussi. Surtout comparer à être ici. Je me retourne vers mon lecteur qui n'a pas l'air de remarquer mon absence.

Je retourne vers la fenêtre encore un fois. Sur un toit, pas très loin, une terrasse trône. L'été, elle doit être utilisée quotidiennement. Enfin, moi j'y serais toujours. En pensant à ce qu'une douce nuit d'été aurait l'air sur cette terrasse, je remarque qu'une bonne dizaine d'autres toits en ont aussi une ou un endroit où se retirer quand la température le permet. Comme plein de petites îles désertes, isolées de la vie, mais pourtant dans une mer d'activité. Je cherche d'autres terrasses et tombe sur un puit de lumière. Ses bosses de plastique sont presque complètement recouvertes de neige. Ceux-ci sont avantageusement 4 saisons. La lumière qui doit passer à travers la neige en ce moment doit être magnifique. J'espère seulement que la pièce en dessous est digne d'être baignée dans cette ambiance. Un fauteuil de lecture, un foyer, une bibliothèque et un pupitre. J'y prendrais un scotch. J'y fumerais un petit cigar.

Le temps passe avec les mots de mon fonctionnaire. Tranquillement, le soleil se couche. Tout prend une teinte de confort bleutée qui se fait brusquement chasser par les lampadaires oranges de la ville. La lumière extérieure baisse encore et le reflet du bureau vient s'imposer dans la vitre. Mon intéret s'effrite au gré du changement. Je ne vois plus la ville, mais seulement la lumière jaune du bureau derrière moi. Je recommence à l'écouter et il s'arrête peu de temps après. N'ayant aucunes intentions d'éterniser mon ennuie, je dis que tout est en règle, met mon veston, lui sert la main et quitte le bureau en mettant mes écouteurs.

vendredi, janvier 12, 2007

Une date mémorable

Ça a peut-être l'air de rien, mais j'ai jadis fais des promesses par écris et j'arrivais pas à m'en détacher après qu'elles deviennent insensées. Aujourd'hui, j'ai décidé de mettre par écris ma libération, en espérant que ca va compenser. Si les mots ont été assez fort pour me limiter, ils sont assez forts pour me libérer.

Je laisse le devoir
à mon imparfaite mémoire
d'aujourd'hui oublier
celle que j'ai aimé

Je détruit ce qui me servait
à savoir que j'aimais
à oublier que j'étais
ce qui m'enchaînait

Maintenant me voici
libre de mes pensées
avec une soif d'aimer
une soif d'inonder
mon coeur autrefois tari

mercredi, décembre 27, 2006

Doé

J'ai rêvé à une petite fille pour la deuxième fois, une fille pour qui je ressent un étrange amour. Elle s'appelle Doé, je lui donne maximum 4 ans. Les deux fois, elle avait ses longs cheveux noirs détachés et elle portait une jaquette de nuit blanche avec de la petite dentelle dans le bas. Je n'ai aucun souvenirs de son visage même si j'ai déjà vu son sourire et son regard.

Elle est puissante la petite. J'étais chez mon frère, la nuit et je savais que j'y étais seul. Il y regnait une atmosphère confortable mais froide, teintée de bleu. De où j'étais couché, je pouvais voir presque tout le corridor. J'ai entendu quelqu'un fouiller dans le réfrigirateur et se servir une boisson gazeuse que j'ai reconnu au son de dépressurisation. La personne a serré la bouteille et est revenu vers ma chambre par le corridor et c'est à ce moment que j'ai reconnu Doé. Elle est allé porter son verre dans la chambre à mon frère éclairée d'une lumière jaune et chaleureuse et est resorti venir me voir. C'est quand elle est revenu que j'ai commencé à angoisser. Elle à tendu la main à la manière d'une enfant qui veut qu'on prenne sa main pour la suivre. Sans hésiter, j'ai serré sa main dans la mienne et j'ai senti une pression froide. Je lui ai demandé d'attendre un instant pour que je me détende, j'ai pris une bonne respiration qui a dissipé toutes mes angoisses et je me suis levé pour la suivre. Je me suis réveillé à ce moment. Depuis, j'attend impatiement mon prochain rêve d'elle.

lundi, décembre 18, 2006

impulsion poétique

Je comprend maintenant
Que je n'avais rien compris
Et c'est pire que de toujours rien comprendre

J'avais pris pour acquis
Que je ne pourrai me méprendre
Que je m'étais fais comprendre
Sans me faire prendre

J'étais trop loin dans ce monde que j'ai créé
Trop loin dans mes idées
Mes illusions ont remplacé
Ce que j'ai voulu ignorer

Ce monde, je devrais y rester
Confortablement installé
Protégé de la réalité

dimanche, décembre 10, 2006

Une image vaut mille sens

J'ai dans la tête une image. Mon image du confort. Elle s'approche de ce que je vie à l'instant. Je suis dans ma chambre, le fond de l'air est frais, ma principale source lumineuse est une série de lumières de noël, Faith de The cure joue précédé par Disintegration du même groupe. Tout ce que j'ajouterais, c'est une chandelle sur mon bureau et Elle dans mes bras. Tous les deux couchés dans mon lit, à écouter la musique, fondu l'un dans l'autre. L'oreille sur mon torse, elle écoute mon coeur et se réchauffe une main sur mon ventre sous mon t-shirt. Moi, je baigne dans le parfum de ses cheveux bruns avec un bras dans son dos, la main sur sa hanche. On a aucunes raisons de bouger, et aussi aucunes intentions. Les mots nous sont devenus inutiles.

" all i ever wanted, all i ever needed, is here, in my arms"
Enjoy the Silence, Depeche Mode

vivre en dessous d'un sapin

J'aime ca passer de longues minutes à regarder des décorations de noël pour percer chaque détails que la personne à penser en posant un élément à un endroit plus qu'à un autre. Chaques courbes de guirlande, chaques personnages, chaques lumières a sa place.

Cette année, je n'ai pas le village à mon grand-père, et sa maison avec l'intérieur complètement recouvert de décorations. mais je me suis surpris a visiter en touriste le village chez moi que j'ai créé moi meme. j'ai scruter ce qu'a pondu mon inconscient obsessif compulsif de noël avec mes yeux d'enfant de noël. et je comprend enfin la fierté de mon grand père en voyant que je suis moi meme capté par ce que j'ai fais. Merci grand papa, on va faire attention a ton village

samedi, décembre 02, 2006

Naked Lunch

Une citation d'un film culte, si vous connaissez pas, vous devriez.

Hank : So you can't rewrite. Because to rewrite is to deceive and lie, and you betray your own thoughts. To rethink the flow and the rhythm and the tumbling out of the words is a betrayal. It's a sin, Mart. It's a sin.

Martin : I don't accept your catholic interpretation of my compulsive necessity to rewrite every single word at least a hundred times. Guilt...Thanks. Guilt is the key not sin. Guilt re : not writing the best that i can. Guilt re : not considering every thing from every possible angle. Balancing everything.

Hank : How about guilt re : censoring your best thoughts ? Your most honest, primitve real thoughts ? That's what your laborious rewriting amounts to, Martin.

Martin ( to Lee ): Is rewriting really censorship, Bill ? Because i'm completely fucked if it is.

Lee : Exterminate all rational thought. That is the conclusion i have come to.

Martin ( to Hank ): What is the man talking about ? I'm being serious !

Hank : So is he.
 
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