samedi, février 14, 2009

crevette stingray

pour le club de dessin

jeudi, novembre 20, 2008

tel que paru en novembre




Bélier : Chance. Vous allez retrouver le bas à orteils multicolores que vous avez perdu depuis trop longtemps.

Taureau : j'aimerais citer ici une ligne du très spirituel film Slapshot ici, mais je crois que si je le fais, je vais perdre mon emploi.

Gémeaux : Mars est en chocolat, alors, évitez les peanuts.

Cancer : Faites attention à votre santé. surtout avec un nom de signe astrologique comme le vôtre.

Lion : Ne laissez pas pas passer cette chance une seconde fois ! Ayez du courage et gouttez au nouvelles Ruffles au gratin, elles sont vraiment bonnes sérieux.

Vierge : Ce jeudi, donnez un trente sou dans la main gauche du troisième quetteux qui sera à gauche sur votre chemin, ainsi il aura un trente sou de plus.

Balance : Mes cartes étaient très floues pour les balances, alors prenez le texte d'un autre signe, ils sont tous bons.

Scorpion : Succès. D'après les plus vieux manuscrits asiatiques, il est de très bon présage d'avoir un signe astrologique du même nom qu'un groupe de rock.

Sagitaire : Lâchez prise et laissez le courant vous guider. Nul n'est prophète en son pays. Pierre qui roule n'amasse pas mousse. Il n'y a pas de fumée sans feu. Vini Vidi Vici.

Capricorne : C'est une très belle constellation et j'espère sincèrement tout le bonheur possible pour vous.

Verseau : Signe d'eau avec Vénus en pretzel. Ne regardez pas droit dans le soleil.

Poisson : Ayez confiance en vous. Écoutez ce que vous ressentez en dedans, pas ce qu'on peut lire dans l'horoscope.

lundi, novembre 03, 2008

Too bad she won't live ! but then again who does ?

Ces temps-ci, j'ai du mal à voir l'intérêt de continuer quoi que ce soit dans la vie. Avis aux paranos, non je pense pas me tuer. Même sans vouloir la mort et à aimer la vie autant, je peux quand même douter de sa pertinence. Je veux déménager, pour aller dans un appart qui va pas vraiment plus me convenir alors je reste ici. Je veux être dans une relation juste pour encore être maladroit et tout foirrer alors je ne rencontre personne. Je veux voir le monde pour me rendre compte de la puanteur de cette termitière qu'est la Terre alors je reste ici. Je ... J'ai juste beaucoup de misère à me motiver à vraiment bouger et faire des choix pour changer ma situation qui m'énerve alors que je vais encore échouer à être confortable. au chaud. dans son parfum. dans mes choses. en paix. Comment les autres passent au travers ? est ce que je suis difficile dans mes requêtes ? ou c'est eux qui ne se rendent pas compte de tout ca ? Beaucoup de questions qui m'embrouillent les idées.

Plus le temps passe et plus j'ai de la misère à vivre avec tout ces problèmes que je traîne. Je sais que j'ai dis ca voilà plusieurs années déjà, mais c'est le fait que ma questions n'a toujours pas changer depuis 24 ans qui est inquiétant : je ne sais plus quoi faire pour changer ca. Les jours passent avec de la nouvelle musique, des nouvelles personnes, des nouveaux jeux vidéos, un nouveau joint. Toujours quelque chose de nouveau pour me garder l'esprit le plus loin de la réalité possible. Je suis épuisé de jouer au yo-yo d'humeurs parce que j'ai les nerfs à vif. Je veux de la stabilité émotive et mentale. c'est toujours pas un appel à l'aide que je fais en ce moment, c'est juste un constat. Je tenais tout simplement à laisser à savoir, à laisser une preuve, que je me sentais comme ça le 3 novembre 2008 à 00:47. En laissant un preuve, j'ai moins de difficulté à croire que ce moment là est vraiment arrivé. bonne nuit

vendredi, octobre 24, 2008

dimanche, juillet 27, 2008

l'"homme libre" selon un tordu

Pour la centième fois dans la journée, mon regard tombe sur mes mains. Des fois elles travaillent, des fois elles se reposent, d’autres fois elles massent de la peau et d’autres, elles grattent jusqu’au sang. Par contre, à chaque fois, elles me dégoutent autant. Je les trouve laides, épeurantes, maladroites, maigres, grelottantes, veineuses, avec les doigts crochent, la paume toujours graisseuse et la peau rude comme du cuir. Pour la centième fois, je les regarde et les déteste. Tout ce qu’elles auraient pu faire qu’elles ont ratés. Toutes les choses qu’elles auraient dû toucher et celles qu’elles auraient dû reconnaître en les serrant. Pour la centième fois je les regarde mais pour la première fois j’en ai assez. Sans hésitations, je suis allez chercher mon couteau que j’aime tant et ma pierre à aiguiser et tranquillement, méticuleusement, je suis allez sectionner mes mains pour qu’elles n’aient plus le potentiel qu’elles ont tant gaspillés dans le passé, pour excuser leur incapacité à agir, pour plus qu’elles n’aient à souffrir de leur constant échec. Je me suis couché cette nuit là avec ce sentiment de liberté que seul une renaissance peut donner. Mais après une nuit sans rêve, mon état de désespoir est revenu et est venu mettre en doute mon choix de la veille. Je cherche mes mains du regard et me rappelle que je me les avait coupé. Mes yeux sont donc tombé sur mes bras avec le poids du doute d’avoir fais la bonne chose. J’ai vite conclu que mes mains n’étaient pas seules responsables de mon échec ; mes bras n’avaient pas réussi à approcher les mains d’aucun de leur but. Mes bras n’étaient jamais assez long pour compenser à la prudence et à la peur qui décident de mes buts. Mes mains auraient peut-être pu vraiment réaliser quelque chose si elles avaient été plus proche. Je ne vois qu’une seule solution pour punir mes bras. Après une petite heure, je finissais de les sectionner tendon par tendon et muscle par muscle. J’ai maintentant encore plus de liberté que la veille, maitenant j’aurai une excuse pour expliquer la distance qui me sépare du monde. Le lendemain, je me suis réveillé et j’ai eu un moment de surprise en constatant que je n’avais plus de bras du tout. J’imagine que je ne suis pas encore habitué. Après m’être rappelé de mes activités de la veille, j’étais encore surpris de mon choix de me couper les mains puis les bras. Je voyais à l’autre bout de la couverture mes pieds dépasser et je comprennais enfin que si j’avais pu me déplacer plus vite et plus précisément, mes bras auraient pu être assez proche pour aider les mains à accomplirs les choses visées. Mais cette fois, j’avais appris. Les mains ne pouvaient pas être les seules responsables, les bras étaient complices, alors, les pieds ne sont pas seules sur le banc des accusés. Donc, au lieu de me sectionner tranquillement les pieds, je me suis coupé les jambes au dessus du genou. Jamais je n’aurais pu imaginer avoir plus de liberté que la veille, maintenant, je peux faire tout ce que je veux et je n’ai même pas à réussir puisque que je pourrai blâmé mon échec sur quelque chose. C’est en disant cette phrase à voix haute que je me suis rappelé d’une autre partie de mon corps qui a longtemps faïlli à sa tâche. Plusieures fois, ma langue ne savait pas quoi dire d’adéquat à la situation pour atteindre les buts souhaités. Les bras et les jambes n’étaient pas les seuls à ne pas réussir. J’ai donc sectionné ma langue puisque qu’elle le méritait. Une autre nuit sans rêve passa et mes yeux se sont ouverts sans doutés du sort qui les attendait Je regardais dans le noir et j’essaillait de percer la noirceur pour ce qui pouvait bien s’y cacher. Je me rappelle d’une centaine de situation où j’aurais dû voir un détail qui aurait guider mes jambes et mes à bras à agir. Mes yeux ne m’avaient donc pas tout dis sur ce qui se passait devant moi, pas étonnant que mes jambes n’avaient pas pu mener les bras assez proches qu’ils glissent les mains où il se doit. J’ai donc sectionner mes yeux, mais sans la propreté des autres ablations. Ma minutie n’a pas empêcher les globes de crever et de répendre leur liquide un peu partout. Cette fois j’étais vraiment libre. Je ne vois vraiment qu’elle situation raté que je ne pourrai pas excuser solidement. Maintenant, je peux faire tout ce que je veux. Presque tout.

mardi, juin 03, 2008

définition de l'espoir

elle est un peu négative, mais à date elle a passé le test dans plusieurs situations, dites moi si ya de quoi qui vous chicotte dedans

l'espoir c'est le refus d'admettre que l'implacable réalité est telle qu'elle nous paraît

lundi, mai 26, 2008

Dites bonjour à l'homme sans espoir

Il écrit sur ce blog n'espérant pas être lu. Il vit sa vie n'espérant pas être reconnu. Espérez que l'équipe de secours arrive et vous coulerez avec votre navire. Il passe les jours sans espoir, donc sans attentes donc sans déceptions. Il est l'homme le plus pessimiste que vous ayez connu malgré son sourire inespéré. Il ne sait que faire devant les belles choses que les gens espèrent. Il ne voit que les choses moches et banales de cette vie. Il était l'homme le plus heureux jusqu'à ce qu'il se rende compte qu'il n'avait jamais espéré vivre aussi vieux. Ces belles choses qui vous font rêver, il ne peut faire autrement que les rejeter maladroitement car jamais il ne s'était préparé à penser percevoir de telles beautés.

ah pis marde, une autre soir qui file pas pis qui déborde sur ce blog, désolé, mais j'aime mieux laisser ce message à la vue que de l'oublier en dedans pour que ça ressorte pire qu'avant.

jeudi, mai 22, 2008

exercice #2

Aujourd’hui c’est la pluie qui m’a réveillé. Elle s’est servi de tout ses atours pour avoir mon attention. Autant avec le son franc de ses gouttes sur mon toit, qu’avec la fraîcheur de son souffle ou le parfum qu’elle emporte. Elle était trop présente pour les éléments et s’était imposé dans la journée. Elle était la journée. Je ne pouvais faire autrement que profiter de ce qu’elle m’offrait. J’ai passé quelques temps sur mon balcon à écouter le rythme de ses pleurs sur le toit, sur le balcon sur les feuilles du chêne tout près. C’est un rythme invitant qui envahit les pensées comme le chant d’un sirène. La seule chose qui me retenait était cet inconfort d’être trempé, typique des gens urbains, mais maintenant sur mon île, je suis loin d’être urbain et je me rend compte que d’être mouillé n’est pas vraiment un problème. J’ai alors pris une couverture de laine que j’ai mis sur mes épaules et je suis parti dans ma petite forêt. La pluie s’est comme gonflé de plaisir de me voir parmi elle. Les arbres dansaient la venue de leur protecteur, maître de cette île.

J’ai rapidement été content de ne pas avoir pratiquer de sentier dans le bois. Il n’y avait pas de boue nul part. Étonnement, on dirait qu’il ne pleuvait pas si fort sous les arbres. Seule quelques grosses gouttes tombaient des feuilles. Le sol était recouvert de petites plantes verdoyantes épanouies par l’eau abondante. Je sentais la terre gorgée d’eau sous mes pas. De temps en temps une racine émergente venait séparer les espaces verts. Je me suis rendu instinctivement au plus gros arbre de l’île. Sans être immense, il est d’une grosseur respectable. Je suis resté sous lui pendant une bonne heure. J’ai tranquillement laissé toutes les odeurs m’envahir. J’ai deviné la présence d’un arbuste à épice dont je ne connais pas le nom juste à son arôme.

Puis une odeur particulière est venue me chercher. C’étais le parfum salé du fleuve. Quand j’ai compris que c’étais lui qui m’appelait silencieusement, je suis parti pour mon gazebo. Il se tenait à l’orée du bois, adossé à un grand arbre, mais face au fleuve. Protégé du vent par les arbres environnant, c’étais l’endroit idéal pour passer le reste de la journée. La pluie avait changé de chanson parce qu’elle n’était plus seule à chanter. Les vagues poussées sur la plage à proximité venaient adoucir le rythme rapide de la pluie. Cette nouvelle mélodie née du vent irrégulier était quelques fois changée par le passage d’un cargo dans la voie maritime. Leur passage était un peu surnaturel dans le pluie battante. c’est un peu après que j’ai allumé un cigare. À chaque fois, la première inspiration me jette dans un autre monde. Tout mon corps se détend et la vie continu autour de moi sans que je m’en préoccupe, sans même que je m’en rende compte. La pluie s’est intensifié et est venu dressé un rideau entre le gazebo et le reste du monde. Je pouvais voir le fleuve et les arbres mais eux ne pouvaient plus me voir. Tranquillement, la fumée de mon cigare à rempli mon espace à l’intérieur du rideau. Une bulle dans un bulle. J’étais hors de portée des éléments et du temps. Je me sentais comme un poisson sautant au dessus de la rivière, temporairement libre de son courant et qui pouvait finalement voir où elle le menait. L’éclairage grisâtre des nuages, la pluie incessante et la fumée qui tourbillonnait dans le toit m’ont sorti de l’emprise du temps. J’étais maintenant face à l’infini qui me défiait. Je l’ai fixé comme il se doit. Je l’ai fixé dans le creux des yeux jusqu’à ce que je perçoive un sourcillement. Je comprenais qu’il était en train de cédé. J’ai détourné le regard devant la crainte de percé l’infini un peu par respect, mais ensuite j’ai compris que quelqu’un devait le faire fléchir à sa propre pensée et que j’en avais l’occasion. J’ai pris une autre inspiration de mon cigare et j’ai recommencé à le fixer. Il n’avait pas eu le temps de se ressaisir. Je sentais la coque de son navire se tordre et craquer sous les glacier de me idées. J’allais le fendre sans merci et submergé l’infini dans mes réflexions quand une corne de brume est venu le sauvé. Un navire, un vrai, venait de passer mon île et les conditions météorologiques motivaient cette manifestation sonore. Un coup de vent est venu percé le rideau et à emporté une grande partie de ma fumée. Ma bulle maintenant moins forte, le temps m’avait réintégré dans son courant. L’infini avait des amis puissants, mais il savait maintenant qu’il était vulnérable au commun des mortels. En espérant qu’il ait appris autan que moi dans ce duel.

La pluie n’a cessé que tard dans la nuit. Je suis revenu dans la maison à la lumière d’une Lune timide. Je sentais les arbres fiers de moi, fier de cet accomplissement passif que de faire douter l’infini de son règne. Je suis rentré et j’ai mangé un peu. J’ai ensuite attisé le feu qui était très bas et je me endormi dans la chaleur de son étreinte.

dimanche, mai 11, 2008

étude de Tiki

comme d'habitude, dites moi ce que vous en penser !


premier essai d'écriture régulière

c'est pour se faire la main finalement, j'ai juste besoin d'écrire plus pour être plus confortable et meilleur, j'ai finalement compris ca, c'est mieux maintenant que dans 30 ans ^_^




J’ai encore fait un de ces rêves dans le même manoir qui m’effraie tant, mais cette fois, c’étais différent. D’habitude, la seule lumière qui laisse deviner les boiseries anciennes et les meubles antiques est une source bleutée venant de l’extérieur, comme une perpétuelle pleine lune. Les pièces sont donc remplies d’ombres inquiétantes qui laisse la chance à n’importe quelle créature de se cacher et de pouvoir épier ma peur sans être vu. Cette fois-ci, la même lumière bleutée était là, mais de discrètes lampes d’ambiance venaient crever les ombres et empêcher qui que ce soit de s’y cacher. J’en ai donc profité pour bien regarder les détails des pièces que je connaissait le plus : des portraits du manoir de l’extérieur, la richesse du tapis, la finesse des meubles... Je suis ensuite allé dans une pièce qui avait une toute petite fenêtre et que je visitais donc rarement. Sur le mur opposé à la porte d’entrée trônait un fauteuil très long en cuir rouge vin capitonné. À sa gauche, il y avait une petite table de salon avec un tiroir à serrure avec la clef dedans. La curiosité étant trop grande, j’ai ouvert le tiroir pour y trouver des vieilles feuilles lignées datant de ma jeunesse et dans le fond, une autre clef. Celle-ci était en bronze avec “1/2” de gravé dessus. C’est avec cette nouvelle clef dans le creux de la main qu’un souvenir me revint. Derrière le long fauteuil se trouvait une tenture qui montrait deux hommes de la grèce antique dans un temple quelconque. Les deux semblent argumenter ; l’un a le bras tendu avec la paume de sa main ouverte vers le sol tandis que l’autre pointe vers le ciel avec un certain manque de conviction. J’ai déplacé le fauteuil et décroché la tenture pour retrouver une porte cuivre. Le cadre de la porte était aussi en cuivre et se poursuivait à ses coins vers le plafond et les murs pour montrer sa solidité.

Le clef de bronze a fait céder la porte qui s’ouvrit d’elle même, tranquillement, révélant son épaisseur et un corridor un peu plus étroit qu’elle. L’éclairage étrangement chaleureux me permettait de voir la poussière sur les lampes anciennes au mur. Je me rappelait de la clef, du fauteuil et de la tenture que j’ai mis devant la porte, mais je ne me rappelait pas de ce corridor ni jusqu’où il menait. C’est à ce moment qu’un courant d’air chaud et réconfortant est venu me porter un parfum que jamais je n’oublierai. C’est un parfum de fleur discrète mêlé à la fraîcheur de la rosée qui à la chance de se reposer sur ses pétales. C’est un parfum qui vous attire vers un jardin au complet sans que vous puissiez savoir que c’est elle seule qui vous a ensorcelé. C’est un parfum qui touche plus de sens que seulement l’odorat. Ce parfum, je le connais depuis longtemps et je croyais l’avoir perdu. J’ai donc emprunté le corridor tranquillement en suivant mes sens. Il n’y avait aucune véritable pièce, seulement des corridors et des antichambres. Sans trop les ignorer, je les passait rapidement, pressé d’enfin connaître la source où je pourrais m’abreuver. Puis je suis finalement arriver à une porte ouverte sur une pièce carré, bien éclairé malgré l’absence de fenêtre. Le mur de gauche était recouvert d’une grande bibliothèque. Il y avait des livres un peu partout dans la pièce d’ailleurs. Des piles jonchaient le sol ou encore cachaient certains livre sur les tablettes même. À ma droite, il y avait un somptueux fauteuil de lecture et un grand pupitre en bois. Je pouvait voir une plume, un encrier et des papiers à travers quelques livres épars. Devant moi, Il y avait une porte double fermée. J’ai pris quelques moments pour regarder les titres des livres comme je fais toujours devant une bibliothèque. J’avais déjà lu chacun de ces livres et je n’ai pas pu retenir un sourire en voyant que malgré l’apparence de chaos un certain ordre se devinait dans les titres et il y avait aussi encore beaucoup de place pour d’autres livres. Puis un son qui venait des portes doubles est venu attirer mon attention. Un son sec qui est venu me faire remarquer comment le silence était dense. C’étais le son d’une bûche qui craque dans un feu. En les ouvrant, doucement comme pour ne pas déranger l’endroit, une tonne de souvenirs vagues de confort et de paix m’est revenue.

La pièce était plus petite que la première. Il y avait un long fauteuil en cuir rouge capitonné placé en angle devant l’âtre en dessous d’un immense puits de lumière. Le feu dans l’âtre était mourant. Le son de la bûche était un appel à l’aide et mon secours ne se fit pas attendre. Le gros tapis épais atténuait le son de mes pas pressé. J’ai pris du petit bois et du papier que j’ai tranquillement placé dans les braises. Le temps de laisser le feu grandir, je me suis assis devant lui et j’ai enlevé mes chaussures. Les quelques flammes dansaient de joie et me réchauffaient jusqu’à l’intérieur. Quand il est devenu assez fort, j’ai rajouté une belle grosse bûche qui a pris feu rapidement. C’est à ce moment que j’ai compris d’où était venu la chaleur du corridor après la porte de cuivre. Je me suis aussi rappelé que cet air chaud avait en lui le parfum qui m’a guidé jusqu’ici. Maintenant que j’avais vu tout le jardin, je devais trouvé cette fleur unique qui y vivait. Je me suis retourné vers le fauteuil et elle était couchée là. Mes sens furent comblé en un instant. Elle était l’incarnation du confort et de la paix, assoupie dans mon fauteuil, dans ma pièce, dans mon manoir, dans mes yeux. Ses cheveux coulaient sur le coussin comme une coulée de soie marron, ses lèvres n’inspiraient qu’un baisé et son épaule dénudée laissait deviné une mer de courbes sous la couverture de laine. La couleur du feu devant elle lui donnait un côté enflammé alors que la lune du puits de lumière venait balancer l’ensemble de son bleu calme. J’ai délicatement pris sa tête comme on prend une fleur pour la sentir en passant ma main dans ses cheveux et elle a souri un peu. Doucement, j’ai embrassé le coin de sa bouche et elle a laissé entendre un son endormi. Elle a laissé tombé un petit objet qu’elle tenait jusque là solidement et a tendu la main. Je lui ai offert la mienne qu’elle a prise et collée contre elle. L’objet n’a fait aucun bruit sur le tapis et d’un coup d’oeil je l’ai reconnu : c’étais une clef de bronze avec 2/2 de gravé dessus. Je me suis finalement assis par terre adossé au fauteuil avec la tête collé sur son ventre. Je me suis endormi tranquillement, réchauffé d’un côté par mon feu et de l’autre par l’amour.
 
Free Blog CounterGimahhot